VLAMINCK, un instinct fauve
A l'occasion du 50e anniversaire de la mort de Maurice de Vlaminck (1876-1958), le Musée du Luxembourg lui consacre une exposition au caractère exceptionnel à double titre.C’est la
première exposition monographique centrée sur les périodes fauve et cézannienne du peintre et la seule exposition d'envergure des œuvres de Vlaminck à Paris depuis 1956, date de la grande
rétrospective organisée par la Galerie Charpentier avec la collaboration de l’artiste.
Avec soixante-dix tableaux environ, l’exposition s’attachera à souligner l'extraordinaire foisonnement de sa création entre 1897 et 1916. Le rôle relativement méconnu mais déterminant de Maurice
de Vlaminck dans les fondements du Fauvisme sera mis en évidence. Précurseur, il est l'un des plus virulents initiateurs de ce mouvement. Seul parmi les Fauves, il ne se rendra jamais dans le
Midi, son unique et bref séjour se situe en 1913, bien après le Fauvisme. Sans s’éloigner des environs de Paris et des bords de la Seine (« École de Chatou » en compagnie d’André
Derain), il initie l'un des plus actifs et inventifs foyers du renouveau de la peinture au tournant du XXe siècle.
A l'occasion de l'exposition que lui consacre le Musée du Luxembourg, l’AM’A invite Florence MARTINET, conférencière çà
l'Ecole du Louvre, pour une conférence sur ce peintre le 14 mai 2008 à 20h30, amphi I de l'UFR Lettres.
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"… il y a des paysagistes coloristes, des paysagistes dessinateurs et des imaginatifs ; des naturalistes idéalisant à leur insu, et
des sectaires du poncif qui s'adonnent à un genre particulier et étrange, qui s'appelle le Paysage historique" (Baudelaire, Salon de 1846). Les approches du paysages se sont enrichies et
multipliées depuis le début du XIXe siècle. Longtemps considérée comme un genre mineur, la peinture de paysage prend ses lettres de noblesse et son essor tout au long du XIXe siècle. Cet
épanouissement se manifeste par la diversité des approches et des interprétations lui conférant ainsi un véritable statut au côté de la peinture d'histoire, de genre et de la nature morte. Et
tout comme ces dernières, il témoigne des évolutions stylistiques tout au long de cette époque.
L’AM’A invitait Brigitte RIBOREAU, conservateur du Musée de Bourgoin-Jallieu, pour une conférence sur ce thème le 8 avril
2008.
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"Il n'est guère d'églises, de palais et de maisons considérables à Paris qui ne soient ornés de ses ouvrages" observait André
Félibien, dans ses Entretiens publiés en 1685, à propos de Vouet, revenu en France à l'appel de Louis XIII, en 1627, après treize ans passés à Rome où il était devenu un peintre fameux, notamment
honoré d'une commande pour la basilique Saint-Pierre et du titre de prince de l'Académie de Saint-Luc.
Après l'examen de la période italienne du peintre qui révèle un remarquable talent sous l'emprise du caravagisme, nous remarquerons comment, en France, Vouet impose un style d'une grande
puissance décorative, exaltée par la maîtrise des coloris et la force dynamique des compositions. A la tête d'un atelier considérable, Vouet est l'artiste parisien le plus important des décennies
1630 et 1640. Il convient de mesurer son influence afin de comprendre l'essor de la peinture sous Louis XIII et la régence d'Anne d'Autriche.
L’AM’A invitait Catherine CARDINAL, professeur en histoire de l’art des temps modernes à l’Université
Blaise-Pascal, pour une conférence le 5 février 2008 à la Faculté de Lettres et de Sciences Humaines.
Une biographie de ce peintre peut vous être communiqué sur simple demande à jeanjuillard@club-internet .fr
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Ricard de Montferrand est plutôt méconnu en France et en Auvergne, alors même que c'est à cause de ses origines familiales qu'il a
pris ce nom de Montferrand qu'il a "immortalisé", selon le mot du tsar Nicolas Ier.
A travers sa famille montferrandaise, notamment son grand-père Ligier Ricard maçon-entrepreneur-architecte des intendants d'Auvergne, c'est la vie de la cité après son rattachement à Clermont en
1730, que nous découvrons, rythmée par les casernes des régiments de cavalerie.
Mais, Ricard de Montferrand est un personnage extraordinaire au destin exceptionnel. Elève de Percier et Fontaine à Paris, il arrive en Russie en 1816 avec une simple lettre de recommandation.
Deux ans après, il sera choisi par Alexandre Ier pour reconstruire la cathédrale Saint-Isaac. Ce sera l'oeuvre de 40 ans de vie. Travailleur acharné, voyageur à travers l'Europe pour trouver les
hommes et les matériaux nécessaires à la construction et à la décoration, collectionneur éclairé de sculptures antiques et de majoliques notamment, A. Ricard de Montferrand va nous laisser des
livres d'architecture publiés en Russie et en France nous décrivant ses principales œuvres. Il côtoiera les grands et fera de l'Ambassade de France à Saint-Pétersbourg sa petite patrie. Il y
connaîtra deux ambassadeurs ayant des attaches particulières avec l'Auvergne, Barante et le duc de Morny.
Avant de découvrir in-situ, à Saint-Petersbourg, les réalisations Auguste Ricard-de-Montferrand mort en 1858, l’AM’A invitait
Alain GIBERT de l’association « Montferrand Renaissance » pour une conférence le 1er avril 2008.
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Durant le IIe millénaire avant Jésus-Christ, deux civilisations sont florissantes en Méditerranée orientale : d'un côté la
civilisation minoenne et son légendaire palais de Knossos en Crète, de l'autre la civilisation égyptienne et sa grandeur connue de tous. La Crète et l'Egypte ont développé un art pictural de
grande qualité sur lequel il est important de s'attarder. Les peintres égyptiens ont créé un univers particulier grâce à leur iconographie variée et leur mode de représentation unique. Ils ont
apposé sur leurs murs leurs paysages, leurs animaux, leurs croyances d'une façon tout à fait originale qui caractérise leur art. Les artistes minoens ont su, eux aussi, retranscrire à leur
manière leurs images, leurs modes de vie et leurs rituels. Mais, en étudiant de plus près les peintures qui ornaient les palais et les villas minoennes ainsi que les tombes et les temples
égyptiens, nous pouvons déceler des caractéristiques picturales proches.
Pour faire le point sur les dernières études, l’AM’A invitait Virginie THOMAS, doctorante en Histoire de l’Art et Archéologie pour
une conférence le 25 mars 2008.
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