La Lettre internet de l'AM'A
L'AM'A invite Florence Martinet, conférencière à l'Ecole du Louvre et à la Sorbonne, professeur d'histoire de l'art, pour une conférence sur le peintre WLAMINCK, le mercredi 14 mai 2008 à 20h30, UFR Lettres et Sciences Humaines (bd Gergovia) Amphi 1.
Le 6 novembre 2007, l’AM’A invitait Jean-Paul DUPUY, docteur en histoire de l’art et plasticien, pour une conférence sur :
L'Arte Povera
L'Arte Povera est un mouvement artistique né en Italie au milieu des années 60. Les artistes de cette tendance (Kounellis, Zorio, Anselmo, Boetti…) se sont groupés autour du critique d'art Germano Celant qui considérait que leur travail devait procéder à "un appauvrissement des signes pour les réduire à leurs archétypes".
L'Arte Povera ne peut se comprendre que dans le contexte d'un art d'avant-garde extrêmement foisonnant ; on songera, par exemple, qu'à la même époque se développèrent les courants du Land Art et du Earth Work.
Toutes ces opinions artistiques ont eu la volonté de recourir à des matériaux "pauvres" et des processus de création dont l'objectif était sans doute moins la pure délectation esthétique (même si on ne saurait l'exclure) que la mise en évidence du processus lui-même ou que les caractéristiques physiques et symboliques des matières employées.
Loin d'être désensibilisées ces nouvelles formes artistiques sont parvenues à faire renouer l'humanité occidentale avec les grands archétypes universels.
L'intérêt de ces artistes pour l'archéologie, les cosmogonies, les phénomènes naturels (à petite ou grande échelle) s'inscrit dans un contexte général d'agitation politique et de réflexion sur le devenir du monde industriel.
Bien avant les interrogations actuelles sur l'écologie, l'Arte Povera a posé la question de notre rapport au monde et de celui entre nature et culture.
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