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Jeudi 27 septembre 2007

Les figures précaires, faites de "poussière d'espace" selon J.-P. Sartre, hiératiques ou chancelantes, de Giacometti sont ses œuvres les plus célèbres. Elles ne sauraient cependant rendre compte à elles seules de sa quête obstinée qu'il qualifiait lui-même de « complètement absurde, impossible » de copier la réalité, c'est-à-dire ce qu'il voyait, simplement, littéralement. Dans l'atelier de Bourdelle à la Grande Chaumière, il doit se rendre à l'évidence : "C'est comme si je ne savais pas que je désirais voir". Dès lors, il explore tous les moyens de s'approprier ce réel qui lui échappe: peinture, dessin, sculpture, cubisme, surréalisme, abstraction, retour au travail d'après le modèle. Son destin, sa création sont dominés par cette angoissante conscience de ne rien maîtriser.

 

A l’occasion de l’exposition du Centre Georges Pompidou, l’AMA avait invité Florence MARTINET, professeur d’histoire de l’art, conférencière à l’Ecole du Louvre et à la Sorbonne, pour une conférence.

Pour poursuivre votre découverte de cet artiste qulques petits conseils bibliographiques :

- BONNEFOY (Yves), Giacometti, éditions Flammarion, Paris, 1991

- L'atelier d'Alberto Giacometti, catalogue de l'exposition du Centre Georges-Pompidou, Paris, 2007.

 

par AMA publié dans : Conférences
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