Du jeudi 27 mars au samedi 31 mai 2008 les salles consacrées aux oeuvres des XVIIe et XVIIIe siècle seront fermées au public.
Elles pourront ainsi être "rafraichies" et la présentation de cette partie des collections entièrement repensée.
Certaines oeuvres vont pouvoir sortir des réserves d'autres, malheureusement, devront y retourner. Nous attendons avec impatience de découvrir la
nouvelle approche muségraphique que nous proposera bientôt la conservation du MARQ.
En 1964, la Biennale de Venise décerne son grand prix à un artiste américain. Ce choix qui rompt une longue tradition de prix
attribués à des artistes français, est emblématique de la suprématie artistique que les Etats-Unis d'Amérique ont progressivement exercée sur le monde entre les années 1940 et 1970.
Au cœur de cette période, une peinture abstraite, qualifiée de gestuelle", de "lyrique" ou "d'expressionniste" s'est développée parallèlement mais de manière différente, de part et d'autre de
l'Atlantique. La comparaison entre les œuvres américaines et françaises permet d'éclairer les enjeux esthétiques de cette "rivalité".
Alors que la prochaine visite du Musée Fabre sera l’occasion de redécouvrir de nombreux artistes de l’Ecole de Paris, l’AM’A
invitait Yvon ROUSSEAU, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, pour une conférence le 18 mars 2008.
Pour approfondir le sujet, il vous conseille, entre autres ouvrages, la lecture de Comment New York vola l'idée d'art moderne de Serge GUILBAUT publié pour l'édition française en 1988
aux éditions Jacqueline Chambon.
Vous pouvez également lire avec profit Le Triomphe de l'Art Américain de Dore ASHTON aux éditions Hazan, La peinture efficace d'Eric De CHASSEY aux éditions
Gallimard, Histoire de la peinture abstraite par Jean-Luc DAVAL également aux éditions Hazan ou encore L'art en Europe - les années décisives aux éditions d'art Albert
Skira.
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"Une superstition bizarre contribua peut-être encore à hâter la décadence de l'architecture ; on croyait que la fin du monde
arriverait dans le Xe siècle, le découragement et l'apathie qui résultaient de cette croyance paralysaient les esprits et loin d'élever des constructions nouvelles, à peine réparait-on les
anciennes." Voici en quels termes Arcisse de Caumont évoque, non sans une certaine condescendance, l'architecture religieuse des derniers siècles du haut Moyen-Âge dans Abécédaire ou rudiment
d'archéologie, paru en 1851.
Si l'art roman et l'art gothique en Auvergne sont aujourd'hui bien connus, il n'en est pas de même pour l'art du haut Moyen-Âge, longtemps considéré comme le parent pauvre de l'histoire de l'art
médiéval. Entre histoire et archéologie, nous nous proposons de découvrir l'art de l'Auvergne et de ses marges durant les siècles du haut Moyen-Âge.
L’AM’A invitait Laura FOULQUIER, doctorant en histoire et archéologie à l’Université Blaise-Pascal, pour une conférence sur ce
sujet le 11 mars 2008.
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Les éléments de parure, dépassant leur simple
fonction esthétique, se trouvent souvent investis d’une charge symbolique. Si nous ignorons toujours la signification des ornements préhistoriques, nous devons admettre que le fait de façonner de
l’os ou des coquillages, afin de pouvoir les porter en pendeloques, n’a jamais du constituer un acte anodin. Aujourd’hui encore, se parer d’une alliance, d’un collier ou d’un piercing est un
témoignage, au moins inconscient, de qui nous sommes et de comment nous nous représentons notre propre place dans les sociétés humaines auxquelles nous appartenons.
Les bijoux ne sont donc pas uniquement de l’art portatif, comme nous le rappellent les recherches de Matthieu Poux sur la fibule d’or de Corent, récemment
entrée dans les collections du Musée Jean-Baptiste-Bargoin.
L’exposition « La parure, de l’art au symbole » vient donc fort à propos puisqu’elle se propose de faire découvrir, jusqu’au 25 mai 2008, comment
purent évoluer les dimensions symboliques des éléments de parure en Gaule depuis le Paléolithique jusqu’au Ve siècle après JC.
De tout temps, pour vivre, les artistes ont répondu aux commandes, de l'Eglise d'abord, puis des rois et des princes et enfin de la
bourgeoisie. Depuis la fin du XIXe siècle, avec les Impressionnistes, la rupture entre eux et le public est telle qu'ils travaillent dans une quasi solitude faisant fi des goûts et des opinions
de leur temps pour continuer leurs propres recherches. De nos jours, l'Etat, le mécénat privé ou les grandes entreprises reprennent cette pratique des commandes.
Le sujet des commanditaires conduit à aborder trois questions subsidiaires : les relations entre commanditaires et artistes : affinités, partage d'opinions, conflits d'ordre philosophique,
financier ou matériel ; la marge de manœuvre de l'artiste face aux exigences du commanditaire mais aussi face aux modes, aux questions religieuses ou politiques ; le rôle des marchands et des
collectionneurs dans les commandes.
A travers une quinzaine de commandes exemplaires du XVe au XXIe siècle, nous essayerons de mesurer les libertés que, par divers truchements, les artistes s'accordent et le prestige qu'ils
confèrent à leurs commanditaires.
L’AM’A invitait Hélène ALQUIER, historienne de l’art et libraire RMN, le 4 mars 2008 pour évoquer ce sujet.
en partenariat avec le
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